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Biographie

Aurélien Kairo / Cie De Fakto

Aurélien Kairo

Adolescent, Aurélien Kairo découvre la culture Hip-hop avec la musique Rap engagée du groupe américain Public Enemy. Il se passionne pour l'idéologie charismatique d'Africa Bambataa, originaire du Bronx, qui fonde la Zulu Nation en transmettant des valeurs fortes du vivre ensemble. A travers cette culture artistique Hip-Hop, il s'essaye activement au Djing, au Rap, mais préfère finalement les mouvements au sol de la Break Dance, de la Hype et du Poppin, différentes techniques de la danse hip-hop. L'expression de la danse est alors une révélation et fait naitre en lui une véritable vocation.

En 1999, il intègre la Cie Accrorap de Kader Attou et d'Eric Mézino. De nombreuses tournées nationales et internationales soudent une complicité artistique forte avec son homologue et camarade Kader Attou, qui lui apporte tout son soutien, jusqu'à ce jour, sur l'aide à la création et à la production/diffusion de ses oeuvres chorégraphiques avec le CCN de la Rochelle.

En 2000, il réussit son audition pour rejoindre le Ballet Béjart Lausanne et devient le premier danseur hip-hop à intégrer un ballet. Il participe à la création mondiale de l'Enfant Roi comme danseur soliste. Il danse aussi dans Lumière des Eaux, Le Presbytère, le Djerk et même le Boléro. Maurice Béjart lui commande un solo pour la biennale de la danse internationale à Gênes en 2001. Son envie de s'affirmer en tant que chorégraphe et metteur en scène débute.

En 2002, il fonde sa compagnie, De Fakto Danse, pour diriger artistiquement ses propres projets chorégraphiques. L'année suivante, La Maison de la Danse de Lyon le présente au Directeur de la Cie Kafig, Mourad Merzouki, car il recherche un assistant danseur et chorégraphe pour le seconder pour une création jeune public autour des fables de la Fontaine. Ce spectacle s'intitulera Le Chêne et le roseau et, encore à ce jour, c'est la création hip-hop jeune public qui a le plus tourné en France et à l'étranger (plus de 550 représentations). Ce spectacle recevra un prix en Allemagne, au Festival Mimos.

Créé en 2006, J'arrive! est son premer solo. Il marque le début d'une signature artistique atypique, personnelle, propre à son univers: il confronte et réussit, avec brio, à interpréter un personnage tragique via une danse hip-hop poético-burlesque sur les standards de Jacques Brel.

En 2010, Olivier Peyronnaud, Directeur de la Maison de la Culture de Nevers, lui propose de devenir artiste associé. Il est ainsi le premier artiste chorégraphique issu de la culture hip-hop à occuper cette mission. il créera un an plus tard, dans le cadre de l'année du Mexique en France, La Nina de la casa azul, un spectacle dédié à la vie et aux oeuvres picturales de Frida Kahlo, soutenu et financé par le bureau des saisons d'Institut France.

En 2012, il crée N, l'étoile dansante, un second solo, sur les oeuvres de Friedrich Nietzsche, cette fois. Ce dyptique qui résonne comme une étude chorégraphique profonde sur la grande figure du philosophe est très remarqué au CDC Les Hivernales en Avignon. De nombreuses représentations s'ensuivent en France avec à chaque fois cette envie personnelle forte d'animer, autour de ce dyptique, des actions culturelles riches (ateliers, café philosophiques, conférences avec les universités populaires etc.)

En 2014, il crée avec sa compagne, danseuse et chorégraphe, Karla Pollux, un duo Un petit pas de deux sur ses pas. Sur une idée de mise en scène incroyablement astucieuse, il fait revivre la joie de vivre d'un grand comique, Bourvil. Le spectacle narre l'histoire d'un couple de danseurs auditionnés par Bourvil qui bondit du hip-hop à la valse, du tango au break-dance revisitant ainsi, avec talent son répertoire musical.

En 2015, Aurélien décide de poursuivre ses travaux chorégraphiques commencés depuis 4 ans sur les oeuvres du philosophe Friedrich Nietzsche et crée le trio Corpus. Avec cette nouvelle étude chorégraphique, Aurélien nous laisse entrer dans l'univers de la pensée nietzschéenne proposant alors un langage où le corps reprend ses droits.

 

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